Vertige du temps infini

A l’aube de ma nouvelle vie, j’éprouve un sentiment de vertige. Celui du temps infini. Dans moins d’un mois, je pourrais faire ce que je veux :

me réveiller en plein milieu de l’après-midi, regarder des séries ados, partir me balader au premier rayon de soleil et me réfugier autour d’un thé bien chaud dès que la pluie pointe le bout de son nez, décider en un instant de faire 2h de route rien que pour entendre le bruit des vagues et mettre les pieds dans l’eau, prendre le temps d’écrire quand l’inspiration me vient, prendre un bon bain et jouer avec la mousse, faire des grimaces dans la glace, me remémorer mes instants de bonheur en classant mes photos, rêver à mes prochaines vies.

 

A partir de fin mars, le temps m’appartient. Plus personne ne m’attend. Plus personne ne s’attend à ce que je fasse quoi que ce soit. A partir de fin mars, je vis pour moi. Hors cadre, hors piste.

La multitude des possibles m’étourdit déjà. Devant tout ce panel de choix, je ne sais quelle direction prendre. J’ai peur de rester figée dans l’indécision, à la croisée des chemins.

 

Je suis heureuse de partir dans cette nouvelle aventure sans indemnités, sans chômage, sans revenus fixes et pratiquement sans argent en banque. Cela me permettra de percevoir le tic tac du temps qui passe, du temps qui presse. Ce bruit de plus en plus fort me poussera à agir, à démarcher des clients, à gagner ma vie.

 

J’ai choisi de vivre hors des sentiers battus, de tracer mon propre chemin. J’en suis très heureuse et j’ai hâte ! Cependant, je sens de la résistance en moi. Je ne suis pas encore à 100% dans ce projet, dans mon projet.

 

En faisant mon introspection, j’ai découvert que j’avais peur de réussir. Peur de la jalousie des autres si j’arrivais à gagner ma vie en faisant uniquement ce que j’aime, sans compromis. Ces autres qui sont frustrés, qui se sentent coincés dans leur vie. Ceux qui m’ont déjà dit : « Tout le monde ne peut pas faire comme toi! Moi j’ai des enfants, je ne peux pas partir comme ça! ». Peur d’être déconnectée, rejetée, isolée, incomprise.

Je suis contente d’avoir prévu de rejoindre ma famille à partir de cet été. D’être entourée de personnes bienveillantes qui me soutiendront et n’auront pas d’intérêt à ce que j’échoue.

 

Pour lever mes résistances, j’ai appliqué les conseils de Julia Cameron dans son livre « Libérez votre créativité » : je me suis écrit des mots de soutien que j’ai mis dans des enveloppes timbrées et que je m’enverrai une fois par mois. « Le seul regard qui compte est le tien » ai-je écrit sur l’un d’entre eux.

 

Pourquoi vouloir échouer ? Pour faire plaisir à qui ? A ceux qui se complaisent dans leur vie médiocre et qui n’ont pas le courage de vivre la vie qu’ils souhaitent ? Non ! C’est complètement idiot ! Je n’ai pas envie de leur ressembler et de devenir aigrie avec un cœur tout sec.

 

Il y a un autre conseil de Julia Cameron que j’ai suivi : j’ai visualisé ce que serait ma vie une fois mon objectif atteint. Je l’ai décrite aussi précisément que possible. J’ai cherché des photos l’illustrant et les ai affichées sur mon mur face auquel je travaille. On verra si cela me permet de garder le cap. En tout cas, cet assemblage de photos me met en joie et c’est déjà un pas en avant vers la concrétisation de mon objectif 🙂

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