Zweig : cet auteur passionné

vers_la_lumiereStefan Zweig est l’un de mes auteurs préférés. Écrivain autrichien du XXe siècle, il a écrit des biographies, des nouvelles, des romans, des pièces de théâtre, des poèmes. As-tu déjà lu certains de ses livres? Mes préférés sont Magellan, Sigmund Freud, Conscience contre violence, La peur et Ivresse de la métamorphose.

  • Magellan : je recommande sa lecture à tout entrepreneur. Zweig raconte comment Magellan a tenu bon jusqu’au bout pour découvrir le passage entre l’océan Atlantique et l’océan Pacifique malgré les mutineries, le froid, la faim et les maladies. Un des passages les plus forts du livre étant celui où Magellan se rend compte que ses prévisions étaient fausses et qu’il n’a plus du tout idée de là où peut bien se trouver le passage entre ces 2 océans. Comment réussir à rester leader, conserver la maîtrise de soi, son assurance devant son équipe en conditions extrêmes lorsque soit-même on a perdu ses certitudes et que l’on va dans l’inconnu le plus total ? Malgré les tensions grandissantes à bord, Magella a gardé le cap et est allé au bout de son idée. Son histoire est incroyable!

  • Sigmund Freud – la guérison par l’esprit : si tu cherches à comprendre ce qu’est la psychanalyse. Dans ce livre, j’ai enfin compris à quoi servait une psychanalyse et comment un psy pouvait aider son patient uniquement en l’écoutant. J’ai pourtant demandé à des médecins, à des amis qui étaient suivis depuis plusieurs années et même à plusieurs psy : aucun ne m’a apporté de réponse aussi claire que Zweig dans son livre. Extrait:

« Dans la psychanalyse, le patient, jusqu’à un certain degré, représente tout en même temps. Il est celui sur qui a été perpétré le crime, et il est également le criminel. Il est par ses symptômes accusateur et témoin à charge, et simultanément c’est lui qui dissimule et embrouille furieusement les faits.

Quelque part, au tréfonds de lui-même, il sait ce qui s’est passé, et cependant il ne le sait pas; ce qu’il dit des causalités n’est pas la cause; ce qu’il sait, il ne veut pas le savoir, et ce qu’il ne sait pas, il le sait pourtant d’une façon quelconque. Mais, chose plus fantastique encore, ce procès n’a pas commencé à la consultation du neurologue; en réalité il se poursuit depuis des années de façon ininterrompue, chez le névrosé, sans jamais pouvoir se terminer.

Et ce que l’intervention psychanalytique doit obtenir en dernier ressort, c’est précisément la fin de ce procès; c’est donc, sans qu’il s’en rende compte, pour parvenir à cette solution, à ce dénouement, que le malade appelle le médecin. »

  • Conscience contre violence : pour comprendre les mécanismes d’une dictature. Dans ce livre, Zweig raconte comment Jean Calvin a pris petit à petit possession de la ville de Genève au XVIe siècle et comment il a mis hors d’état de nuire tous ceux qui osaient exprimer une vision différente de la sienne comme ce fut malheureusement le cas pour Sébastien Castellion. C’est assez effrayant de constater que certains ressorts employés par Calvin le sont toujours à l’heure actuelle.

Je me rends compte que recommander la lecture de ce livre sur mon blog ayant pour titre Laissez-moi rêver est assez éloigné de mon objectif affiché: te montrer le merveilleux qui nous entoure. Mais bon, j’aime tellement Zweig! La plupart de ses livres m’ont beaucoup marqué et ont été source de réflexion. J’aime sa façon d’aborder les sujets. Je le sens passionné et émerveillé par les destins incroyables de personnes ayant marqué l’Histoire. Cela transparaît dans son style.

  • La peur: nouvelle sur l’adultère, le chantage et bien entendu la peur, comme le titre l’indique. Histoire très prenante! L’évolution de la peur chez le personnage principal est juste magnifiquement décrite.

J’ai vu en 2017 l’adaptation au théâtre par Elodie Menant qui est allée encore plus loin que Zweig lui-même. Elodie Menant a modifié la fin plutôt « happy end » pour lui donner une touche plus moderne. La fin est devenue glaçante, fracassante. Les autres spectateurs et moi-même étions tellement abasourdis que nous refusions de croire que l’histoire se finissait ainsi et surtout avec une telle tension entre les personnages.  Il a fallu que les comédiens soient littéralement pliés en deux à l’avant scène pour que l’on comprenne que c’était bien la fin et que l’on se mette à applaudir. Magnifique! Beaucoup d’émotions!

  • Ivresse de la métamorphose: j’ai adoré ce livre! Pour moi, il met en lumière le fait que quelque soit sa vie, on a la possibilité de la vivre de différentes manières. Au début du livre, l’héroïne mène une vie tranquille au guichet de la poste de sa petite ville. Après l’arrivée d’événements singuliers, elle va changer radicalement par deux fois la façon dont elle aborde sa même vie. C’est une invitation selon moi à trouver dans notre vie l’une des variations qui nous convient au fur et à mesure de notre propre évolution.

 

Voilà sur ce que j’avais à te partager sur l’un de mes auteurs préférés. J’espère que ces quelques lignes te donneront envie de (re)découvrir ses œuvres rédigées avec passion.

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